3 décembre 2014 - 19:44
Le président al-Assad : Les Syriens n’acceptent pas que la Syrie serait une marionnette pour l’Occident

Le président Bachar al-Assad a souligné que les Syriens n’acceptent pas que leur pays serait une marionnette pour l’Occident, affirmant que c’est l’un des buts et principes clés de la Syrie.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Dans des extraits d’une interview accordée au magazine “Paris Match”, qui sera publiée demain, le président al-Assad a qualifié d'”infondés” les propos disant que les frappes de la coalition auraient aidé dans la lutte contre Daech.

” Si les frappes de la coalition étaient sérieuses et efficaces, je dirais qu’elles seraient certainement utiles, mais c’est nous qui luttons contre Daech sur le terrain, et nous n’avons senti aucun changement, surtout que la Turquie continue à soutenir Daech directement dans ces régions”, a affirmé le président.

Répondant à une question sur la possibilité de rétablir les contacts avec l’actuel président français François Hollande, le président al-Assad a dit que ce n’est pas une question de relations personnelles, mais plutôt une question de relations entre les Etats et les établissements et d’intérêts entre les deux peuples.

“Quand il y a un responsable ou un gouvernement français qui œuvre en faveur des intérêts communs des deux pays, nous travaillons avec lui,” a-t-il ajouté, soulignant que l’actuelle administration française œuvre contre les intérêts du peuple syrien et de son propre peuple.

“Quant à moi d’être son adversaire personnel, je ne vois aucune logique en cela. Je ne suis pas en compétition avec Hollande non plus. Je crois que son concurrent en France est maintenant Daech, parce que sa popularité est proche de celle de Daech “, a ajouté le président al-Assad.

Le président a déclaré qu’un capitaine ne pense pas à la vie ou à la mort, mais plutôt à sauver le navire, parce que si le navire coule, tout le monde va mourir.

Et le président al-Assad de confirmer : “Rester président n’est pas un objectif pour moi ni avant ni après la crise”.

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